jeudi 8 avril 2010

Conclusion

Pour conclure, le ciblage des coûts est une méthode peu utilisée en Occident actuellement. Il est vrai qu’autrefois, les conditions du marché ne se prêtaient guère à une méthode aussi radicale mais, avec la mondialisation, elle devient de plus en plus intéressante à utiliser afin de demeurer compétitif. Le ciblage des coûts permet de faciliter les prévisions en permettant de garder une marge bénéficiaire fixe et un prix de vente qui plaira aux consommateurs. De plus, avec le vieillissement de la population et la rareté de la main d’œuvre, les entreprises qui utiliseront des méthodes similaires et prendront la peine d’impliquer les employés tout au long du cycle de vie des produits auront plus de facilité à instaurer une certaine culture de loyauté et de motivation.

Finalement, dans le cas des entreprises pour qui le processus en entier ne se prête guère à leurs activités, nous croyons que l’aspect client apporté par le ciblage des coûts est un atout non négligeable dont on ne devrait pas se priver car, après tout sans client, l’entreprise n’existe pas.

10 commentaires:

  1. Je ne suis pas un fervent amateur du ciblage des coûts. Je considère que environnement externe d'une compagnie est tout simplement trop volatile afin que ce processus puisse s'appliquer. Par exemple, il peut s'écouler plus d'une année entre le début du développement et le début de la production d'un produit. Pendant ce délai, il y a un grand nombre de facteur externe hors du contrôle de la compagnie qui peuvent changer tel que les goûts de consommateurs ou le prix des matières premières. Ainsi en mettant sur pied un système de coût cible (qui doit être implanter au stade de développement) on ne peut pas tenir compte de tout les facteurs qui régiront l'environnement externe de la société. C'est ainsi que l'on peut prévoir que le coût d'un produit sera 10$ et que nous le vendrons 11$ mais une fois le développement terminer, il se peut fort bien que lors de la première année les consommateurs veulent une fonction de plus ou de moins, que le prix du pétrole fluctue entre 150$ et 40$ le baril, que le prix de l'or s'enflamme, c'est ainsi que le produit coûte maintenant 12$ à produire et qu'il en vaut toujours 11$.

    Pour conclure, cette méthode ne peut pas être efficace employé lorsqu'elle est employé par elle-même. Une entreprise doit donc utilisé plus d'une méthode ce qui rend le processus et les frais d'administration très lourd.

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  2. Mandat 7.1 : Emilie Cottais

    J’ai totalement découvert la méthode du ciblage des coûts à travers ce blog, et je trouve d’ailleurs que l’outil est ici très bien présenté. Tout d’abord, une présentation détaillée de la mise en place est donnée, mais on ne cherche pas à nous vendre la méthode, car les impacts négatifs sont également développés. Le tout est agrémenté d’un exemple très parlant de l’entreprise Toyota. J’ignorais que c’était de cette entreprise qu’est né le concept du ciblage des coûts. L’implication au sein de l’entreprise est bien développée, et je trouve que les désagréments que subit la société actuellement sont arrivés pile poil au bon moment pour développer un aspect critique de la méthode !

    En effet, tout comme Pascal l’explique dans le dernier commentaire du blog, je ne suis pas moi même pas convaincue des aspects positifs qu’elle comporte.

    Tout d’abord, l’exemple de Toyota permet bien de soulever la bonne question : est-ce que la recherche de réduction est vraiment la meilleure solution ? Ne comporte-t-elle pas de risque ? A vouloir baisser trop les coûts pour un niveau de satisfaction donné, je pense que le risque de produits défectueux augmente, car qualité et économie sont bien malheureusement deux opposés.
    De plus, je suis d’accord avec l’argument de Pascal : dans un monde comme le nôtre actuellement, il est très difficile de prévoir sur quelques mois l’évolution des prix des matières premières par exemple, et de ce fait, je pense que les coûts cibles établis seront bien souvent dépassés, ou non adaptés au contexte final de production du produit.
    Par ailleurs, il est dit dans un des articles, que la méthode est plus facilement applicable quand l’entreprise possède peu de produits distincts. Or, dans un contexte de mondialisation où la différenciation est le facteur clé des entreprises pour répondre à une demande toujours plus changeante de la part des clients, connaissez-vous beaucoup d’entreprises qui arrivent à survivre avec peu de produits phares ? Ceci limite donc l’impact de l’application de la méthode à mon avis.

    Je suis d’accord sur un point particulier de la méthode : elle permet de prendre en compte la satisfaction client, concept à mon avis indispensable. Mais, par définition, le ciblage des coûts cherche à minimiser les coûts de production d’un produit, pour un niveau de satisfaction donné. Or, je ne vois pas comment avec cette méthode, le changement peut être instauré. Il me semble que vouloir minimiser les coûts va à l’encontre de nouvelles innovations. Pour moi, l’entreprise ne doit pas s’attarder uniquement aux coûts qu’engendre un niveau de satisfaction donné, mais elle doit aussi chercher à dépasser ce niveau de satisfaction. Aller vers une meilleure satisfaction client, n’est-ce pas une meilleure solution pour l’entreprise ? En tout cas, selon moi, c’est elle qui permet à l’entreprise d’attirer de nouveaux clients, et donc, même si cela engendre des coûts supérieurs, ils sont étalés sur un nombre plus important de vente, donc la société peut tout aussi bien rester rentable, tout en instaurant de l’amélioration à ses produits et à son processus de production, chose qui à mon avis, n’est pas favorisé avec la méthode du ciblage des coûts, car le changement induit une augmentation de ces derniers…

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  3. Mandat #2 : Alexandre Beaulieu

    Bonjour,

    À mon avis, un lien est à effectuer entre votre blogue et le notre, portant sur la mesure de performance dans les hôpitaux québecois. Vous pouvez le trouver à l’adresse suivante :

    http://performancehopitauxquebec.blogspot.com/

    Effectivement, la préoccupation particulière sous-tendant notre blogue est l’amélioration de la performance dans les hôpitaux québécois; cette amélioration passe par, notamment, une diminution des coûts pour un service équivalent.

    Le problème pour effectuer le lien entre votre concept et la performance des hôpitaux québécois est que, dans notre contexte, la priorité est plutôt orientée vers le service rendu que vers les coûts de pareils services.

    Vous devinerez facilement que la population n’accepterait pas d’avoir des services de moindre qualité; les impacts d’une diminution de qualité dans le domaine de la santé seraient inacceptables. Cependant, une mentalité peut être empruntée au concept de ciblage des coûts : les opérations des hôpitaux devraient respecter un certain seuil de coûts, et on devrait faire le plus possible avec le moins possible.

    En fait, le système de financement des hôpitaux fonctionnent un peu de cette façon actuellement : Les établissements se voient attribué une enveloppe couvrant leurs activités, et ces derniers ont la responsabilité de respecter le budget alloué, et donc de réaliser toutes leurs opérations à l’intérieur de la dite enveloppe. Je vois donc un rapprochement entre le ciblage des coûts de la manière de fonctionner du système de santé québécois : les deux fixent une cible de coûts à respecter, et orientent leurs efforts vers un tel respect.

    Le problème se situe plutôt au niveau des conséquences d’un dépassement face à cette cible; le gouvernement ayant les poches profondes, qu’est-ce qui empêche les hôpitaux de dépasser l’enveloppe allouée? Est-ce qu’un hôpital fermera temporairement en fin d’année, sous prétexte qu’ils n’ont plus de financement? Les ramifications publiques seraient énormes, et le Ministère de la Santé et des Services Sociaux ne peut se permettre une telle fermeture. Dans tous les cas, une telle éventualité ne répondrait pas à sa mission en tant qu’organisme. On peut donc penser qu’un système de santé efficace passerait par des conséquences pour la haute direction des établissements dépassant leurs cibles budgétaires; diminution de salaire, annulation des bonis, et éventuellement congédiement. La mentalité du réseau serait cependant grandement à changer, et les efforts à déployer pour ce faire sont plus que notable.
    L’application pure et dure du ciblage des coûts n’est que très difficilement applicable au domaine de la santé. Premièrement, ce dernier produit des services, et non des produits, ce qui rends très difficile le rapprochement entre les coûts liés à ce service et le « prix de vente ». Notons aussi que le concept de marge bénéficiaire ou de « prix de vente » est inexistant dans ce contexte très particulier, le financement provenant du gouvernement et les services étant fournis gratuitement. Finalement, beaucoup d’impondérables sont à considérer, le corps humain étant ce qu’il est : un traitement réussi pour une personne ne le sera pas nécessairement pour la prochaine, et deux patients ne prendront pas le même temps à se remettre d’une même opération.

    (suite prochain commentaire)

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  4. Mandat #2: Alexandre Beaulieu (suite)

    On pourrait cependant appliquer ce concept à certains types d’opérations qui sont effectuées à la chaîne; changement de hanche et de genoux, hémo-dialyse, ablation cornéenne… Ce type d’opérations sont courantes et très semblable. On pourrait donc repenser les manières de faire en pensant au processus dans son ensemble, en partant de l’achat des prothèses jusqu’au rétablissement du patient, en prenant des bases comparables à l’international. Une telle réingénierie des processus serait possible, mais très coûteuse. Encore une fois, elle ne serait pas applicable à tous; les établissements du nord du Québec n’ont pas les mêmes pratiques que ceux de Québec et de Montréal, vu leur positionnement géographique. Une certaine uniformité serait à établir, et les efforts à déployer seraient très grands.

    Finalement, je crois que la mentalité du ciblage des coûts est applicable au réseau de la santé et des services sociaux, mais pas l’implantation pure. Les nuances sont trop grandes, et surtout, on ne peut toucher à l’aspect « qualité du produit », même sans concurrence. La mission du MSSS, ainsi que la volonté de la population et du gouvernement, sont tous des éléments qui empêchent un tel virage. L’objectif de diminution des coûts pour une qualité égale est cependant un objectif qu’ont en commun cette méthode et le Réseau.

    Merci de me publier,

    Alexandre Beaulieu

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  5. Mandat #1 : Laura Monthéan

    Bonjour,

    Tout d'abord, j'ai trouvé le sujet intéressant et même si je connaissais déjà la méthode, j'y ai appris de nouveaux aspects de cette dernière. D'un point de vue purement théorique, je pense que la méthode est intéressante. En effet, comme elle permet de se focaliser sur les attentes des clients, elle s'intéresse plus particulièrement à la satisfaction de ces derniers, ce qui ne peut être que positif dans une optique de croissance. En revanche, en pratique, je pense que la démarche est beaucoup plus compliquée que cela, et vous l'avez d'ailleurs très bien souligné dans votre article sur les inconvénients ! L’information est très difficilement accessible en ce qui concerne les marges des intermédiaires, ce genre d’informations ne sera pas rendues disponible car il s’agit de données confidentielles que chaque entreprise ne souhaite en aucun cas révéler !

    De plus, en ce qui concerne l’orientation vers les priorités des clients, il faut pouvoir les connaître… il est possible d’envisager de réaliser des sondages auprès d’un grand échantillon afin de savoir dans tel ou tel produit à quelles caractéristiques la clientèle accorde le plus d’importance. Cependant, le mode de récolte de données va fortement influencer les résultats et il faut être honnête, je pense que l’on a tous un jour répondu à des questionnaires d’enquêtes sur lesquels toutes les réponses n’étaient pas forcément exactes… Ainsi, le point où je veux en venir est qu’il y a une part de subjectivité dans les réponses apportées par la clientèle et que cela peut fausser les résultats et ainsi les décisions prises à partir de ces derniers, poussant l’entreprises à accorder de l’importance à des composants qui ne le sont pas en réalité pour les clients.

    Je pense que cette méthode comme vous l’avez souligné, s’accorde très bien avec les entreprises produisant des biens avec de nombreuses composantes car il est plus facile d’isoler ce qui a de l’importance pour le client. L’exemple de Toyota que vous citez est d’ailleurs une bonne illustration. Vous soulevez d’ailleurs à ce sujet le récent problème auquel a dû faire face l’entreprise. Contrairement à Omar, et en accord avec vous, je ne pense pas que la méthode de coût cible soit la raison pour laquelle Toyota a dû rappeler un certains nombre de ses véhicules. En effet, même si l’idée est d’accorder plus d’importance à certains composants, un cahier des charges existe et je pense que l’élément de frein est un élément important sur une voiture, sur lequel on ne peut réellement jouer. Après d’autres facteurs interviennent, et il existe surement une faille dans le choix du fournisseur ici mais pas forcément du fait de l’utilisation de la méthode présentée dans ce blog.

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  6. Mandat#1 : Laura Monthéan (suite)

    Je tiens à souligner que la remarque de Guillaume sur un de vos articles précédents me semble tout à fait intéressante. En effet, le fait de s’intéresser plus particulièrement aux besoins de la clientèle est ce que devrait faire toute entreprise aujourd’hui car sans cette clientèle et la réponse à ses besoins, l’entreprise ne pourrait survivre et plus particulièrement dans un contexte de forte concurrence où s’applique plus précisément cette méthode.

    Pour conclure, à la lecture de ce blog, il ne m’a pas semblé que cette méthode était facilement réalisable et que de nombreux obstacles se présentaient. Vous me direz comme tout méthode à mettre en place dans une entreprise ! C’est vrai. Cependant, à l’exception de l’exemple que vous donnez sur Toyota, je n’ai pas eu l’impression que beaucoup d’entreprises cherchaient à adopter cette méthode… est-ce par manque d’efficacité ? Peut-être n’est-elle tout simplement pas assez connue… mais comme vous l’avez écrit peut être qu’avec la mondialisation cette méthode devient de plus en plus intéressante… cependant rappelons nous que nous ne sommes pas à l’air de la standardisation mais plutôt de la différenciation, la production en grande masse n’est plus vraiment d’actualité et qu’ainsi l’adaptation de cette méthode à tous les produits différents d’une entreprise complexifie de façon non négligeable la démarche qui s’inscrit selon moi plus facile pour des produits standardisés.

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  7. Mandat #4 : Jérôme

    Hi (c’est de l’anglais mais ça je suis sûr que vous le saviez déjà),

    Le target costing et la gestion des opérations. Beaucoup de choses à dire ! On achète, on réceptionne, on stock, un peu de manutention, on produit, on transforme, on vend… Le target costing apporte des changements majeurs dans l’ensemble de ces processus.

    Comme vous le soulignez dans votre blogue, une équipe pluridisciplinaire est à l’origine du processus. Mais bien au-delà de cette équipe, c’est bien l’ensemble de l’organisation qui doit travailler en ce sens. En effet, l’ensemble des équipes sont amenées à communiquer de manière extensive entre elles, à s’adapter très rapidement pour prévenir tout dérapage dans le coût fixé d’avance, à être en contact très étroit avec les fournisseurs… Conditions nécessaires pour le succès de la méthode.

    Vous vous posiez la question de savoir pourquoi l’Occident n’appliquait pas la méthode (du moins de manière aussi poussée qu’un Japon). Je pense que c’est surtout au niveau de la gestion des opérations qu’il faut chercher. Prenons l’exemple des ingénieurs pas exemple. Un ingénieur nord- américain ou européen veut un bon salaire, travailler au centre d’étude et de recherche de la compagnie, être avec d’autres ingénieurs… Surtout, ne lui parler de rencontrer tous les jours un opérationnel pour discuter avec lui et améliorer la gestion de l’entreprise. Il a fait des études lui !!

    L’ingénieur japonais est moins porté sur le salaire, il est dévoué à sa compagnie, il travaille AVEC les opérationnels et rencontre beaucoup de monde. Tout simplement. Si on veut que la gestion des opérations soit performante sous la méthode du target costing, il faut davantage « l’ouvrir » sur les autres départements de l’entreprise et ne pas la cantonner dans son coin. L’ingénieur en est le parfait exemple…

    Jérôme

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  8. Mandat # 5 : Jennifer Mercier

    Dans l’avenir, je crois que le ciblage des coûts sera de plus en plus présent car l’environnement de mondialisation dans lequel les entreprises évoluent amène une concurrence d’ailleurs qui a souvent des coûts moins élevé que nos entreprises Québécoises. Cette concurrence fait en sorte qu’elles doivent apprendre à mieux gérer leurs coûts et je crois que le ciblage des coûts est une excellente façon de le faire.

    En effet, la concurrence de plus en plus présente des pays comme la Chine sur nos marchés fait en sorte que les entreprises doivent s’adapter. On dit que notre avantage compétitif par rapport à la Chine est la spécialisation et la production de produits sur mesures. Par contre, même en ayant cet avantage, les gens ne seront pas prêts à payer n’importe quel prix même pour un produit de qualité. Le ciblage des coûts permettra alors de mieux cibler les produits que désirent les gens et de mieux gérer les coûts pour les produire. De plus, le ciblage des coûts permettra de bien identifier les commandes à accepter et à refuser avant même de les avoir entrepris ce qui permettra d’économiser sur cet aspect.

    Prenons par exemple Shermag qui a fermé récemment. Je ne suis pas trop au courant du dossier par contre, je pense que Shermag n’a pas su se différencier. Si l’entreprise avait fait le tour de ses clients pour voir ce qu’ils voulaient comme produits et combien il voulait payer pour ces produits, elle aurait pu développer des produits qui étaient vraiment en demande à des coûts qui lui auraient permis de se dégager une marge de profit acceptable. Ce qui aurait peut-être évité la fermeture. Par contre, peut être que l’exercice aurait mené également à la fermeture de l’entreprise malgré tout.

    On peut penser qu’un des problèmes majeur était les salaires des employés car on sait qu’au Québec c’est souvent la plus importante partie des frais encourus par les entreprises et ça cause souvent problème dans les entreprises manufacturières. Dans cette optique il y a certainement eu des discussions entre le syndicat et l’employeur au sujet de baisses salariales nécessaires pour la continuité de l’entreprise. Ainsi une analyse du coût cible aurait permis d’avoir des chiffres mieux étayé. Ainsi la direction aurait pu avoir des discussions transparente avec le syndicat et leur montrant qu’une baisse de salaire de X permettrait à l’entreprise de continuer d’opérer. Avec des chiffres à l’appui, les employés auraient pu être à même de constater les efforts de l’entreprise car le plan n’aurait pas touchés seulement les employés mais également d’autres frais comme les matières premières, les salaires de dirigeants…

    Cet exemple comporte son lot d’hypothèses et de supposition. Par contre, il permet de voir comment on pourrait l’utiliser en réponse à la concurrence mondiale ici au Québec et également comment on pourrait l’utiliser dans des négociations avec des employés.

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  9. Mandat #5 : Véronique Désilets

    Comme mentionné à plusieurs reprises, le ciblage des coûts n’est pas particulièrement connu en Occident. La concurrence moins vive et la disponibilité des ressources sont deux raisons importantes qui expliquent ce fait. Par contre, avec la mondialisation, on peut voir que la concurrence asiatique est très importante, et leurs produits étant déjà concurrentiels sur le marché local, viennent menacer nos propres produits. Le ciblage des coûts constitue, selon moi, une des méthodes que peuvent utiliser les entreprises d’ici pour rester concurrentielles.

    De plus en plus, les clients recherchent des produits réellement adaptés à leurs besoins, au prix qu’ils désirent payer. Et l’entreprise qui leur offre ces produits est celle qui a le plus de succès. Comme la méthode met l’accent sur les besoins du client au lieu d’utiliser la méthode traditionnelle d’offrir un produit en supposant une demande, cela permettra aux entreprises qui l’utilisent de rester plus dominantes sur le marché. On pourrait même assister à une plus grande offre de produits adaptés spécifiquement aux marchés qu’ils desservent, ce qui me semble avantageux à la fois pour les consommateurs et les entreprises. Ce que plusieurs critiques tendent à oublier avec l’exemple de Toyota, c’est que ce n’est pas uniquement le prix qui est pris en considération lors de l’évaluation des besoins des clients; tous leurs besoins sont pris en compte, que ce soit au niveau de la qualité, de l’apparence, de la durabilité, etc. Il devient donc évident que l’on n’a pas intérêt à diminuer la qualité pour obtenir une marge de profits plus importante car les clients ne voudront pas du produit et l’entreprise perdra à long terme.

    La deuxième caractéristique de la méthode, soit le respect d’un coût cible, pourra profiter aux entreprises de deux manières. Premièrement, en ayant un coût fixé à l’avance on connait la rentabilité exacte d’un produit, ce qui permet de mieux prévoir les revenus et le bénéfice et qui est pour le moment très important pour les entreprises. Et je ne crois pas que cela est près de changer; selon moi, la profitabilité demeurera toujours un objectif majeur des entreprises. De plus, pour atteindre les cibles, les entreprises devront redoubler d’efforts pour développer de nouveaux procédés de fabrication. Je crois que cela pourrait mener éventuellement à de nouveaux développements technologiques et profiter à tous à plus long terme. S’il est possible de faire plus avec moins, pour un même niveau de qualité, personne ne s’en plaindra.

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  10. Mandat #5 : Véronique Désilets (suite)

    Finalement, je crois que couvrir les aspects environnementaux et humains me parait important; on ne peut nier qu’il s’agira d’enjeux majeurs dans la prochaine décennie. Bien que le ciblage des coûts soit, à la base, une méthode de gestion des coûts, ses aspects plus qualitatifs permettent d’y incorporer un aspect environnemental. En effet, en cherchant à combler les besoins des clients, il se peut que l’on se rende compte que notre segment de marché exige que ses produits répondent à certains critères de respect de l’environnement. Il faudra donc incorporer ces critères dans la cible à respecter. On pourra éventuellement développer des méthodes de productions plus respectueuses de l’environnement; tout le monde pourra y gagner! Pour ce qui est du côté humain, la méthode exige d’impliquer un peu tout le monde dans le processus. Or, c’est bien connu qu’en donnant un certain niveau de responsabilité ainsi que l’occasion de s’exprimer à ses employés, on les motive plus au travail. La rareté de la main d’œuvre dans une population vieillissante exigera des entreprises de trouver de nouveaux moyens pour garder les employés le plus fidèles possibles. De méthodes de ce genre risquent ainsi d’avoir ainsi une utilisation plus étendue.

    Bref, cela revient à dire que de plus en plus d’entreprises seront à la recherche de méthodes de gestion leur permettant de rester concurrentielles en offrant aux clients les produits qu’ils désirent, au prix qu’ils désirent sans pour autant les désavantager. Or, c’est exactement ce que le ciblage des coûts cherche à faire!

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